S'il est difficile de trouver des hôpitaux publics encore fonctionnels dans l'aire métropolitaine de Port-au-Prince, le secteur privé dispose encore de 80 centres fonctionnels, selon les estimations du Dr Ronald Laroche. Une fonctionnalité aussi fragile qu'hypothétique entre insécurité grandissante et décapitalisation de la population. Le ministère de la Santé publique et de la Population, qui a toujours gardé ses distances par rapport au secteur privé en matière de santé, n'a pas daigné l'impliquer dans la résolution de la crise sanitaire actuelle. 

"Il n'y a eu aucun contact entre le ministère de la Santé publique et de la Population et l'Association des hôpitaux privés d'Haïti. L'État a toujours mal compris le rôle des hôpitaux privés, il n'a jamais compris que le souci majeur, c'est de donner des soins de qualité à la population", a déploré le Dr Ronald Laroche dans une entrevue accordée au quotidien Le Nouvelliste.