Fatima a tenu sa promesse de publier son album au cours de l’année de 2024. « Pwoteje m » fait référence à une période douloureuse de la carrière de l’artiste. Entre un premier album aux résultats mitigés et/ou des difficultés personnelles, l’artiste a su puiser la détermination nécessaire afin d’offrir un travail de qualité à ses fans. Ne dit-on pas que les moments de douleurs sont des périodes créatives pour les artistes ? Quoi qu’il en soit, la jeune jeune femme s’est entourée d’une équipe de professionnels attitrés parmi lesquels on peut citer : Manno Beats, BBo Beat, Baky, Sanders Solon, Leroi Beat ou encore Jean Pierre Rene (JP Kai). Mixé et masterisé par les studios High Quality de Réginald Bastien plus connu sous le nom de Ti Régi, « Pwoteje m » regroupe des textes majoritairement écrits par la chanteuse. Cependant certains artistes invités comme Oswald, Kenny Haïti, Toby Anbakè, Jean Bernard Thomas ou encore Yoan ont tous contribué à leurs textes respectifs. Les artistes Defi et Ken Fs ont respectivement contribué comme paroliers sur les titres « Souvni » et « Tout sa m vle ».
D’après la chanteuse, les collaborations inscrites sur l’album sont calquées sur le profil musical des artistes approchés. « Se mizik yo chwazi atis ki kolabore sou yo an. Jean Bernard n’est plus au-devant de la scène musicale, mais il est impossible de ne pas parler de lui lorsqu’on évoque le rythme Reggae en Haïti », explique la voix de Dodo. Le titre Self-love sur lequel Phylissia Ross figure est, pour elle, un autre exemple de ce concept. L’artiste explique avoir voulu sortir des clichés. Selon elle, il est bien mieux de promouvoir l’acceptation de soi, le self-love sur une chanson en collaboration avec une autre femme que de parler d’amour ou du sexe opposé comme c’est généralement le cas. Même cas de figure pour Toby Anbakè sur « Souvni ». Thug pa kriye e yo pa gen emosyon, thug preske pa moun, al kwè sa! « Le passage de Toby sur la chanson lui a apporté une autre couleur. C’est aussi ça ‘Pwoteje m’, c’est une manière de dire que nous sommes susceptibles à la dépression, au désarroi et que l’on peut le dépasser », conclut celle qui a récemment pris part au spectacle « Eritaj » de Yole Dérose sous le chapeau de Catherine Flon.






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