C’est insupportable, le drame humanitaire effroyable que vit Haïti. Le vendredi 29 novembre 2024, le Comité trente camps de la région métropolitaine de Port-au-Prince a dénoncé cette escalade de violence des bandits qui pousse des centaines de familles à s’enfuir. Les dernières vagues de déplacés viennent de Solino et de Nazon. Hommes, femmes, enfants, vieillards, handicapés ont abandonné leur foyer pour se réfugier dans les locaux de l’Organisation de la Protection du Citoyen (OPC) ou encore sur le terrain de la Convention de l’unité démocratique sur la route de Bourdon. Du côté de Delmas, à Lalue, même cas de figure.

Les bandits armés continuent leur stratégie d’encerclement de la capitale. On est en face d’une menace existentielle de l’aire urbaine de Port-au-Prince.