La haine, comparable à l'arsénite de sodium, agit insidieusement en Haïti, empoisonnant les racines de notre identité. Cet herbicide autrefois utilisé pour détruire plantes et arbres jugés indésirables est aujourd'hui proscrit dans de nombreux pays en raison de sa toxicité.
Pourtant, dans le contexte haïtien, ce poison demeure une métaphore puissante pour décrire toute forme de dynamique interne et externe : des influences destructrices exercées par des forces extérieures et des comportements auto-infligés qui minent l'âme nationale. Ce poison prend racine à la fois dans l'histoire de la colonisation, de l'esclavage et dans celle de nos luttes pour l'indépendance. Par exemple, les esclaves importés d'Afrique, souvent issus de tribus rivales, furent regroupés sur des terres étrangères, déracinés de leurs traditions et de leurs familles, et ils furent aussi plongés dans un système d'oppression conçu essentiellement pour les diviser.





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