« Le choc dans le circuit d’approvisionnement marqué par la hausse des coûts du transport, la rupture des circuits d’approvisionnement, le manque de mobilité des personnes et des biens, le paiement des droits de passage sont, entre autres, les principaux éléments qui expliquent le renforcement de la pression inflationniste », a argué le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH), Ronald Gabriel, à la deuxième sortie de l’émission Grands rendez-vous économiques pour cette année. Il a fait comprendre qu’il y a un choc d’offres. Sur ce point, le gouverneur a précisé que la pression inflationniste constatée ne s’explique pas par une expansion monétaire faite par la banque centrale. Toutefois, il a souligné que la pression inflationniste dure depuis quelques années dans le pays. En effet, l’économie haïtienne affiche un taux d’inflation à deux chiffres alors que la croissance n’est pas au rendez-vous depuis six ans.
Selon l’Institut haïtien de statistique et d’informatique (IHSI), le taux d’inflation était de 26% pour le mois de novembre 2024. La BRH dont la mission consiste à assurer la stabilité des prix suivant la loi de 1979, ne dispose pas d’instruments de politique monétaire pour agir sur l’inflation. « Notre mandat est axé sur la stabilité des prix. Bien entendu, nous participons à la création des conditions devant favoriser la création d’emploi », a déclaré Ronald Gabriel, énumérant quelques programmes de la BRH, à l’instar de Booster PME I et Booster PME II mis sur pied pour la création d’entreprises et d’emplois.




Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.