Le Nouvelliste : Pouvez-vous nous parler de vos débuts en tant qu'écrivaine ? Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire votre premier livre ?

Margaret Papillon : Tout est parti d’une simple réflexion alors que j’avais 13 ans.  Mon père possédait une plage à Mariani et chaque dimanche nous étions donc au bord de la mer. Un vieux pêcheur nous emmenait toujours faire une flânerie dans sa grande barque. C'est au cours de l'une d'entre elles, en admirant les fonds marins, d’une beauté et d’une limpidité incroyables, que je me suis posé la question « et si les Taïnos vivaient toujours tout au fond de l’océan et nous regardaient maltraiter (coupe abusive des arbres, etc.) ainsi ce pays qui fut le leur ? C’est ainsi que va naître La Légende de Quisqueya. Après, tout le monde connaît la légende de ce livre devenu un classique de la littérature jeunesse en Haïti. Un petit roman que je vais détruire à 18 ans quand je redécouvre le manuscrit enfoui dans une vieille armoire en me disant que j’avais été bien folle d’écrire une pareille histoire. Un texte que je réécrirai en 1998 pour lancer la littérature jeunesse en Haïti.