Le club littéraire est un espace de débat d’idées, de contradiction, d’échanges fructueux. On ne peut pas lire sans rencontre. Parfois, une discussion peut nous permettre de comprendre un livre. Une phrase. Un simple commentaire. Aujourd’hui en Haïti, les clubs littéraires se font de plus en plus rares dans les quartiers, les bibliothèques et écoles. Il n’y a aucune politique publique de la Direction Nationale du Livre pour les clubs de lecture. On lit peu, très peu.
L’une des principales raisons de ce manque criant, c’est l’absence d’une politique publique. Il n’y a aucune campagne à la radio sur l’importance de la lecture, le débat littéraire. Les livres sont inaccessibles. On ne trouve pas le dernier livre de Gary Victor sur un coup de tête. Il faut avoir de l’argent un minimum pour l'acquérir. La majorité des jeunes Haïtiens n’ont pas le pouvoir d’achat. Selon l’International Labour Organization, le taux de chômage en Haïti en 2022 en Haïti était de 14, 80 %. Ca grimpe. Il n’y a pas de don de livres. De moins en moins de bibliothèques et d’espaces pour la rencontre. Seule la classe moyenne peut se permettre d’acheter un livre, de fréquenter les librairies. Les éditions n’ont aucun financement de l’État.






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