Ce 6 février est la Journée mondiale de la lecture à haute voix. Le thème de la RBI (Royal Bafokeng Institute) pour 2025 est « Lire à voix haute, éveiller les esprits, changer le monde ». La lecture à voix haute est un moyen sûr et obligatoire pour initier les enfants, les jeunes et les adultes à la lecture. On a tous besoin d’histoires. Des histoires imaginaires et réelles. Lire à voix haute agit sur les personnes qui écoutent. Nous devrions lire pour les enfants parce qu’ils ont besoin d’histoires pour imaginer le monde, pour sympathiser et comprendre les autres aussi.

Aujourd’hui, en Haïti, des milliers de jeunes naissent et grandissent sans histoire, sans livres, sans imaginaire. Or, on ne peut pas avoir « une société de lecture » sans les livres et les histoires. On devrait lire à voix haute dans les écoles, les bibliothèques, dans les camps, chez soi, à la tombée de la nuit. La lecture éveille l’esprit. Elle met de la lumière là où surgissent les ombres. Dans ce pays de la Caraïbe, il n’y a pas de festival sur la lecture à voix haute pour sensibiliser les parents et les professeurs. Il y a une Direction nationale du livre (DNL), mais il est très limité en raison de son manque de moyens et de volonté. La cause du livre doit être une cause nationale. Il y a plusieurs éditions et acteurs de la chaine du livre qui essaient de se tenir debout, mais rien n’y fait jusqu’à maintenant. Aucune statistique.