Le Nouvelliste : Vous avez partagé une longue amitié avec Frankétienne. Comment décririez-vous l’homme derrière l’écrivain et le peintre ?
Marie-Alice Théard : Michel Philippe Lerebours a écrit : "Une rencontre avec Franketienne n'est jamais innocente". C’est une rencontre qui nous oblige pour le moins à abandonner nos habitudes pour nous exposer au grand chambardement intellectuel que peut provoquer un face-à-face avec l'inconnu". J'ajoute toute rencontre avec Frankétienne est un voyage vers les rives tumultueuses de la beauté vertigineuse des rêves fous chevauchant le spiralisme de la liberté. J'ai rencontré Frankétienne, ce géant de l'esthétique, en 1986, la veille de son premier voyage hors d'Haïti. J'ignorais alors que je faisais connaissance avec l'une des personnes les plus généreuses, aimantes et fidèles en amitié de mon univers. Franketienne était capable de tous les sacrifices pour ses convictions et pour l'honneur. Derrière le masque se cachait un être humble et cherchant la tendresse de l'amitié sincère.






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