Avec beaucoup d’humilité, et beaucoup de gratitude, je prends la parole pour rendre hommage à l’éminent écrivain aujourd’hui disparu, mais de corps seulement, et aussi à une amitié nouée depuis 1967 dans la foulée de l’enthousiasme déclenché par le disque de Mon Pays que voici.

Comment célébrer la grandeur du Poète (avec P majuscule comme il l’a toujours écrit non sans raison) sans parler des obstacles rencontrés au cours de sa longue marche, de ses atermoiements, de ses duels avec l’Ange, avant de se résoudre à franchir le Rubicon pour se consacrer exclusivement à sa mission de « Typographe céleste », au-delà de la frontière de l’écriture?