Jean-Max Calvin est mort « et s’arrête le temps ». S’arrête, s’incline la Poésie. Hélas ! La Grande Faucheuse est à son troisième coup, en ce premier trimestre de l’année 2025 : d’abord Frankétienne, puis Anthony Phelps, et aujourd’hui, notre ami, JeanMax Calvin qui, après une longue maladie, courageusement supportée, a fini par tirer la révérence. Faut-il pleurer son départ ? Faut-il, plutôt, saluer son entrée dans les contrées mystérieuses de l’Infini, où il aura droit à un morceau d’immortalité, « sa part de ciel », que lui réserve sa brillante œuvre poétique ?

Né le premier juin 1945, Jean-Max Calvin faisait partie de ce groupe de jeunes poètes des année soixante qui militaient dans la clandestinité contre la barbarie de la dictature de François Duvalier, dont certains, comme Roger Aubourg, Phito Garcia, Rony Lescouflair, avaient fini leur vie dans les horribles cachots de Fort Dimanche.

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