Vous écrire, c’est comme traverser une mer agitée sans boussole, avec pour seuls repères les courants de vos mots, les vagues de vos histoires, et cette lumière lointaine que vous allumez dans l’esprit de ceux qui vous lisent. Vous écrire, c’est tenter de sculpter un hommage avec des lettres incandescentes, trempées dans le feu de l’admiration et le frisson du respect.

J’aurais pu commencer par une simple salutation, mais cela aurait été trop fade pour un homme dont les mots ont façonné mes horizons. J’aurais pu vous dire que je vous admire, mais ce serait trop peu pour un écrivain qui ne se contente pas d’écrire : vous tatouez, vous gravez, vous murmurez l’indicible et vous criez l’inavouable.