Le Nouvelliste : Vous êtes médecin. Vous avez participé à plusieurs ouvrages collectifs. Vous venez de publier L’Œil du Malfini aux éditions Ruptures. Vous avez reçu le prix Jacques Stephen Alexis pour le manuscrit de ce livre. Et si vous nous en parliez ?
Johémie Délinois : Je suis médecin de profession, et c’est un métier que j’exerce avec passion, mais je suis aussi écrivaine. Si la médecine me permet de soigner les autres, l’écriture, elle, me soigne ; car, j’ai moi aussi besoin de soins. Le simple fait de poser des mots sur le papier me procure un bien-être profond, presque vital. C’est une forme d’apaisement, un espace où je peux déposer mes émotions, mes questionnements, mes blessures aussi. « L’Œil du Malfini », publié aux éditions Ruptures, est mon premier roman. Je tiens à remercier les éditions Ruptures pour leur travail remarquable et leur engagement à continuer de publier des auteurs, malgré le contexte. Ce livre marque un tournant dans mon parcours d’écrivaine. Jusqu’à présent, j’avais contribué à plusieurs ouvrages collectifs, comme « Fais-moi peur », aux côtés d’auteurs remarquables tels que Jean D’Amérique ou Mélissa Béralus, qui ont chacun suivi leur propre trajectoire littéraire. J’ai également participé à « Secrets d’écrivain et mystères de la lecture » (C3, édition 2024) ainsi qu’à l’anthologie de poésie « Beyond Life is Poetry ». Mais cette fois-ci, avec ce roman, il s’agit d’une aventure solitaire, d’une prise de parole pleinement assumée. Et c’est une expérience profondément unique.






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