Dans de nombreuses sociétés, y compris la nôtre, une femme est souvent perçue comme ayant « réussi sa vie » non pas lorsqu’elle obtient un diplôme, bâtit une carrière ou s’épanouit professionnellement, mais lorsqu’elle parvient à fonder un foyer, à se marier. Il n’est donc pas surprenant de voir certaines femmes, pourtant compétentes et brillantes, s’engager tête baissée dans des relations qui les fragilisent, s’efforçant de faire le bonheur d’un autre au détriment du leur.
Dans son ouvrage Men Are Just Desserts (Un homme au dessert), publié en 1983, la psychologue américaine Sonya Friedman va à contre-courant des normes sociales selon lesquelles la femme doit se sacrifier pour sa famille et s’effacer pour le bonheur d’autrui. S’appuyant sur sa propre expérience –mariée très jeune– , elle insiste sur l’importance de l’épanouissement personnel pour construire une relation saine. Dès l’introduction, le ton est donné : « Aucun homme ne peut nous donner une vie, ni la vivre à notre place. Cela, nous sommes seules à pouvoir le faire. »






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