Né à Carrefour-Feuilles, Port-au-Prince, le 15 février 1999, il a grandi dans une famille chrétienne. Dès l’âge de 13 ans, il s’est initié à la peinture. Cependant, c’est en 2018 qu’il écrit ses premières lignes en tant que poète en herbe. « C’est en 2018 que j'ai commencé à écrire de la poésie... Du moins, mes premiers vers maladroits », a-t-il confié dans une interview accordée au journal Le Nouvelliste.

Jephte Estiverne a toujours gardé un rapport intime avec l’écriture. « J'ai toujours écrit en quelque sorte. Ça a commencé avec des articles sur le foot que je ne montrais à personne », s’est-il remémoré. « J'ai peut-être été influencé par ma sœur qui ramenait beaucoup de livres à la maison », se souvient-il. « Grâce à elle, j'ai pu lire quelques classiques de la littérature haïtienne comme Gouverneurs de la rosée et La famille des Pitite-Caille. J'ai même eu l’occasion de découvrir La fête au bouc de Mario Vargas Llosa », a-t-il ajouté.