Tout commence dans un bus, avec la rencontre de deux inconnus. Rien de plus banal. Pourtant, cette rencontre devient le début d’une relation marquée par l’éphémère, le non-dit, le corps. Très vite, les deux deviennent amants, sans promesse, sans engagement, sans projet. Ce qui les unit n’a pas de nom : juste des instants volés, des échanges de textos, des appels vidéo, des facecams nocturnes. Une histoire où la chair précède l’âme, et où la connexion numérique remplace la tendresse.

« C’est vrai, il n’a pas besoin de relation formelle », avoue l’autrice, qui se livre elle-même à travers ce récit à la première personne. Elle raconte une histoire qu’elle vit, dans toute sa contradiction. Loin des schémas romantiques classiques, elle s’abandonne à une relation flottante, où le sexe devient un refuge, mais aussi une prison. « Je ne demandais plus rien, car il ne m’offrait rien d’autre ». Avec cette phrase, elle résume toute la vacuité d’un amour sans promesse. Une lucidité cruelle, mais lucidité quand même.