Le Nouvelliste : Comment avez-vous vécu cette expérience à Paris : porter sur la scène de l’UNESCO un spectacle autour de Frankétienne ?
Guy Junior Régis : Franketienne m’a tant donné ; à tant donné, de lui-même, par son œuvre tentaculaire. J’étais plus qu’heureux de pouvoir réunir ce petit monde autour du personnage illustre qu’il a été et sera désormais. Je me souviens de la première fois où je l’ai vu au bicentenaire, dans ce même lieu où j’ai vu Philoctète. Il y a de ces êtres dont la puissance t’embrase. J’aimais tant en Frankétienne cette idée du don perpétuel. Frankétienne faisait don de tout. Frankétienne faisait don de tout ce qu’il avait de plus précieux. On avait vingt ans, on l’appelait, il invitait à venir, on repartait empli de ses livres, de ses peintures qu’il nous offrait gracieusement, Faubert Bolivar, qui nous avait entrainés la première fois, moi, Dieuvela Etienne, Bonel Auguste, James Noël…D’artiste, j’appris à devenir créateur, en m’abreuvant à sa source intarissable.






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