Il est 15h32. Des dizaines de festivaliers ont déjà pris place au numéro 36 de la rue Faubert alors qu’un stand est érigé dans les jardins de la bibliothèque. Les comédiens montent sur scène. L’air est dense, chargé d’attentes, et les conversations se taisent peu à peu. Une atmosphère de gravité mêlée de curiosité s’installe dans la salle, comme si chacun pressentait que ce qui allait se dire sur scène allait bousculer les silences.

Cette pièce fait écho au massacre de La Saline sans le nommer. Elle met en scène la complicité entre politiques et réseaux criminels en vue de tuer dans l’œuf des mouvements de protestation populaire et d'assurer une mainmise sur les quartiers défavorisés.