Il est 10 h 44. Dans les locaux de l’AKA — ceux de l’ancien restaurant My Spot — une voix douce, grave et chaleureuse berce l’assistance. Tandis que les enfants sélectionnés pour participer au camp s’échangent des sourires et des taquineries dans un joyeux brouhaha, Tamar d’Haïti, accompagnée du pianiste Rich Jephthe Thélémaque St Louis, interprète tour à tour Lumane Casimir de Carole Demesmin et Pè Letènèl d’Emeline Michel. Une manière de créer un climat d’apaisement et de beauté avant l’ouverture officielle. Quelques instants plus tard, le maître de cérémonie, Jean Émile Paul, invite le secrétaire général de l’AKA, Samuel Jean-Baptiste, à prendre la parole depuis le pupitre arborant le nom de l’institution.
« Les participants sont initiés à plusieurs disciplines artistiques et de communication telles que la peinture, l’artisanat, le théâtre, les ateliers de lecture et d’écriture, la lecture scénique, la danse, le tambour et le chant », a déclaré Samuel Jean-Baptiste, vêtu d’une chemise à carreaux blancs et d’un pantalon noir. « Il s’agit d’un ensemble d’activités à la fois éducatives et récréatives visant à faire renaître la joie, la confiance et l’espérance chez les enfants », a-t-il poursuivi devant un public attentif.






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