Le Temps est maussade. L’ ambiance est grave. Le pays se meurt. Aucun espoir ne pointe à l’horizon, Les couches sociales travailleuses ne perçoivent nulle éclaircie dans un avenir raisonnable. La jeunesse se laisse emporter par une léthargie dépressive qui la conduit tout droit vers le recours aux stupéfiants et à l’alcool pour tenter de trouver un refuge face à un futur teinté de pessimisme. Les femmes payent un lourd tribut au climat délétère d’insécurité qui submerge la société sous les regards passifs de dirigeants indifférents. Les jeunes filles représentent la catégorie la plus victime du déferlement de violence des gangs armés. La famine menace de terrasser une portion importante de la population haïtienne sans que cela n’émeuve les autorités placées pour apporter des solutions aux difficultés de la société. Les trois quarts du territoire de la zone métropolitaine sont sous la coupe réglée des bandits armés, Personne n’entrevoit le bout d’un scénario de solution à ce problème tant la confusion, l’amateurisme et le clientélisme semblent prédominer dans les démarches officielles. Les initiatives gouvernementales paraissent fantaisistes et soumises à un agenda incompréhensible pour la population souffrante.
Considérant que depuis plus de 14 mois le pays est dirigé par neuf personnes constituant un Conseil présidentiel dit CPT qui n’apportent aucune solution aux problèmes de ce pays tandis qu'ils perçoivent chaque mois leur salaire ainsi que les privilèges liés au poste de président.






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