Née à Tabarre, Rèn Darah a grandi sous l’ombre généreuse d’un amandier, où elle écrivait ses premières chansons. Très tôt, l’église, les carnavals scolaires et les échos des tambours ont façonné son imaginaire et renforcé son attachement à ses racines. Installée au Québec depuis 2013, elle s’impose peu à peu comme une voix incontournable de la scène musicale montréalaise. En 2024, elle a été consacrée Meilleure voix féminine aux Kilimandjaro Music Awards, et figure aujourd’hui parmi les artistes à suivre de la cohorte Écho musique, initiée par la Fondation Dynastie et Musicaction.

Avec ce nouvel EP, Rèn Darah ne cherche pas seulement à séduire l’oreille, mais à toucher l’âme. « J’avais besoin de m’adresser à Nadwine », confie-t-elle avec émotion, en évoquant l’enfant qu’elle fut. Cette démarche d’introspection traverse chaque morceau, où l’artiste affronte ses blessures d’enfance, ses doutes et ses peurs, tout en réclamant la réconciliation avec soi. Dédicace à la petite fille que j’étais devient ainsi un geste de pardon, un chant de résilience adressé à toutes les femmes qui portent en elles un rêve terni par les cicatrices de la vie.