Je retrouve Stéphania Dugazon au téléphone, et dès les premières secondes, son enthousiasme est contagieux. Elle me parle de Caramelle comme si c’était une enfant à laquelle elle tient, chaque mot vibrant de passion et d’exigence.
« Quand j’ai publié Caramelle en 2019, mon objectif était clair : sensibiliser le public aux droits des enfants en situation de domesticité en Haïti. Il y a environ 300 000 enfants qui vivent encore cette réalité, dont près de la moitié sont des filles », me raconte-t-elle. « Je voulais créer un conte qui ne les enferme pas dans une image de misère ou de résignation, mais qui leur montre qu’ils ont droit à l’éducation, à la santé, à la dignité. »






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