Comment le théâtre peut-il faire entendre les voix étouffées par l’histoire ? C’est le pari relevé par Eliézer Guérismé à travers sa carte blanche avec Mon bout du monde. « Ce n’est pas tant le rôle du professeur que j’ai voulu mettre en valeur, mais la blessure et la rage qui habitent ce personnage, face à cette perte intime et face à cette dette imposée à son pays », affirme Eliézer Guérismé dans une interview accordée au journal Le Nouvelliste.
Jouée dans le cadre du festival de théâtre Scènes Sismiques, qui s’est tenu du 12 au 14 septembre, la pièce visait à lever le voile sur la double dette de l’indépendance imposée à Haïti par la France en 1825, à l’occasion de son bicentenaire. « Ce n’est pas une histoire que les gens connaissent forcément au Québec. Ou alors pas très bien. Mais ils en ont entendu parler », poursuit le metteur en scène. « Même en France, ce n’est pas une page d’histoire enseignée dans les écoles ou les universités. Elle est occultée », a-t-il déploré, soulignant qu’il était important pour lui d’en parler.






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