Chaque 17 octobre, Haïti se souvient de Jean-Jacques Dessalines, assassiné au Pont Rouge. Mais dans un pays où l’insécurité et l’indifférence paralysent les gestes symboliques, qui osera encore déposer des fleurs en mémoire de ce fondateur de la nation ?

Encore cette année, je reviens dans ces pages avec le poème de René Philoctète : « Qui donc ira jeter des fleurs au Pont Rouge ? ». Ce poème, paru dans le recueil Caraïbe en 1995, quelques mois après la disparition de l’auteur de Le Peuple des Terres Mêlées, continue de vibrer dans nos consciences.