Devant la fin imminente de la période transitoire du Conseil présidentiel de transition (CPT), prévue pour le 7 février 2026, tout laisse croire que le pays se dirige vers un nouveau régime transitoire, le troisième depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en 2021. Dans ce contexte, les acteurs se succèdent pour présenter leurs « plans » pour une nouvelle transition qu’ils veulent tous voir comme la dernière avant un retour à l’ordre constitutionnel. Pour le politologue Sauveur Pierre Étienne, le prochain pouvoir politique doit être technocratique, et non partisan.
« Il n’y a qu’un gouvernement et une administration technocratiques qui peuvent nous sauver actuellement. Ce qui signifie que ça doit être des personnes compétentes, qui connaissent l’administration publique et qui ne sont à la solde ni des partis politiques, ni du secteur privé, ni des gangs », a préconisé l’ancien dirigeant de l’Organisation du peuple en lutte (OPL), aujourd’hui à la tête du Mouvement haïtien de sauvetage national (MOHSANA), qu’il présente comme un mouvement social apolitique. « Vous pensez que les dirigeants actuels réfléchissent vraiment à la manière de résoudre le problème de l’insécurité ? », s’interroge-t-il, convaincu que l’agenda des parties prenantes de l’actuelle transition n’est que politique.






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