Le directeur exécutif du Réseau national des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, se montre particulièrement critique face à la transmission du projet électoral au Conseil présidentiel de transition (CPT) par le Conseil électoral provisoire (CEP). À en croire le défenseur des droits humains, ce n’est pas l’initiative qui dérange, mais le contenu du projet, qu’il juge laxiste et déconnecté des nouvelles réalités imposées par le règne de la grande criminalité en Haïti.

« La méthode utilisée par le CEP n’est pas du tout bonne », a lancé Pierre Espérance, fustigeant un manque d’implication des acteurs politiques et d’autres institutions dans la mise en place du projet de décret électoral. « Le CEP a tout fait dans l’opacité. Il n’y a aucune transparence, de manière à ce qu’il y ait un débat autour du document avant même de le retransmettre à l’exécutif », a poursuivi le responsable du RNDDH.