Dans une atmosphère feutrée, baignée d’une lumière douce et portée par un public attentif, le Festival Quatre Chemins a consacré, pour sa 22ᵉ édition, une soirée entière à la parole des filles, le 4 décembre, au restaurant Aïoli, Pétion-Ville. Organisée en collaboration avec l’association culturelle Verbe, l’activité intitulée « Pawòl Tifi : Poésie, Voix et Espaces de Liberté » a réuni l’écrivaine Stéphana Dorval et la journaliste culturelle Sahidna Antoine.

Dès les premières minutes, la sincérité de Stéphana Dorval, poétesse et autrice de Port-au-Prince, mon brasier de ville, a enveloppé la salle. « Ma mère est ma première muse », confie-t-elle, évoquant cette femme normalienne qui lui a transmis très tôt l’amour de la lecture. Elle se remémore ces après-midi passés à la maison, un livre à la main. « Je lis depuis longtemps et j’ai choisi l’écriture inconsciemment. Dans mon ancien journal, j’écrivais déjà que je voulais devenir écrivaine », explique-t-elle, déclenchant quelques murmures d’empathie parmi l’auditoire.