À la soirée inaugurale de l’association Hérit Haïti – Mémoire, Art & Patrimoine, fondé, par Wooselande Isnardin, étudiante en droit public à Paris Nanterre, romancière, journaliste et coordonnatrice générale de Hérit’Haïti,  le Dr Nési a exploré une question essentielle : « Vertières comme héritage : comment transformer la mémoire en action citoyenne ? » Manifestement, cette interrogation presque fondatrice pour la société haïtienne moderne dépasse la simple commémoration. Elle nous renvoie à notre capacité collective à agir, à nous engager et à reconstruire. C’est dans cet esprit que notre rencontre avec le politologue et essayiste, Dr Jacques Nesi, auteur de « La fabrique d’une société de semblables», ouvrage paru aux éditions Gouttes-Lettres, a été cristallisée à travers cet entretien.

Le Nouvelliste : Dr Nesi, selon vous, que représente aujourd’hui Vertières dans l’imaginaire collectif haïtien ? Avons-nous perdu quelque chose de son sens profond ?