Dans un décret publié en catimini et sans aucun débat préalable le mercredi 31 décembre 2025 dans Le Moniteur, le Conseil présidentiel de transition et le gouvernement décident sur comment la population et les travailleurs de la presse doivent désormais exercer leur droit à la liberté d’expression. L'équipe de transition définit selon son bon vouloir, les pratiques journalistiques, le fonctionnement des médias dits traditionnels, les réseaux sociaux et les plateformes numériques tout en prévoyant des sanctions pour les délits de diffamation et de presse...

Si des parlementaires de la 49e législature avaient échoué à adopter une loi sur la diffamation en Haïti, le Conseil présidentiel de transition, décrié, privé de légitimité et objet de plusieurs scandales de corruption, adopte un décret « encadrant l’exercice de la liberté d’expression, portant prévention et répression des délits de diffamation et de presse. »