Selon Frantz Duval, la classe politique haïtienne semble plus à l’aise lorsque le pays va mal. « C’est triste de le dire », affirme le rédacteur en chef du Nouvelliste, « cela fait longtemps que la vision du pays n’entre plus dans une réflexion globale ». À l’inverse, explique-t-il, les acteurs politiques s’interrogent davantage sur ce qu’ils peuvent faire pour tirer profit de leur position.

« Et si le chaos peut leur permettre d’en tirer des avantages, alors le chaos devient une bonne chose », soutient-il. Il rappelle d’ailleurs que depuis le premier « lock » qu’a connu le pays en 2018, et face aux troubles persistants, la classe politique ne semble guère s’en préoccuper et poursuit tranquillement son petit bonhomme de chemin.