Les mauvaises nouvelles voyagent vite. Mais Valérie Chane Tef est venue. Haïti ? Il fallait venir. L’insécurité ? Elle existe partout. Ce qui compte, c’est l’accueil. Chaleureux. Le public. Les sourires. Le PAP Jazz, 19e édition : un long chemin, une tradition. Dans une grande salle en retrait du Karibe, loin du tumulte de la scène, nous parlons. Tranquillement. Et déjà, ses mots s’élancent. Nos mots créent des ponts. Entre les îles. Entre les cultures. Entre les cœurs.

Samedi 9 janvier 2025, 19e édition du Festival international de jazz de Port-au-Prince. Je suis installé au Karibe, où la brise du soir se mêle aux notes de jazz. Le public prend ses aises en plein air. Sur la scène Barbancourt, Valérie Chane Tef apparaît enfin avec son trio AKODA. La pianiste, chanteuse et compositrice réunionnaise est là pour la première fois en Haïti, dans les hauteurs de Juvénat. La pianiste impose immédiatement sa présence. Entre maloya, rythmes créoles et jazz, le public est conquis.