L’Association nationale des médias Haïtiens est vent debout contre le décret encadrant l’exercice de la liberté d’expression et réprimant les délits de diffamation et de presse, récemment publié par le Conseil présidentiel de transition (CPT). Dans une note de presse publiée ce mardi 20 janvier 2026 et portant la signature de son président, Richard Widmaier, cette association patronale de médias dénonce une tentative de « bâillonner » l’un des principaux acquis démocratiques depuis la chute de la dictature en 1986 .
Selon l’ANMH, le texte adopté est « anachronique » et envoie « un très mauvais signal » pour la construction d’une Haïti pleinement démocratique. L’association s’inquiète notamment de l’introduction, pour la première fois dans la législation haïtienne, de peines d’emprisonnement pour des délits de presse allant de de six mois à trois ans de prison, assorties d’amendes pouvant atteindre 100 000 gourdes, sans préjudice de dommages civils .






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