Le 8 janvier dernier marquait la première commémoration de la disparition de Pierre Brisson, poète et diseur dont la voix singulière a longtemps porté la parole poétique bien au-delà des scènes et des micros. Un an après son départ, son absence continue de résonner, mais son œuvre, elle, demeure profondément vivante.

Pierre Brisson n’était pas seulement un poète, il était un passeur de mots. Par la diction, par le souffle, par le silence même qu’il savait installer entre deux vers, il redonnait à la poésie sa dimension première : celle d’un art oral, incarné, vibrant. Il disait les textes comme on raconte une histoire essentielle, avec une sobriété et une intensité qui forçaient l’écoute.