Une journée de sensibilisation à l’éducation environnementale a été organisée pour les élèves de la 7ᵉ à la 9ᵉ année à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l'éducation à l'environnement, ce lundi 26 janvier 2026, au bénéfice des écoliers de l’Institution des Sœurs de Sainte-Anne, dans la ville des Cayes. L’activité avait pour objectif de discuter avec les enfants des problèmes liés à l’environnement et de les encourager à changer de comportement et à partager ces informations avec leurs familles et leurs amis.
Loulouse Orastene, responsable pédagogique de Éco-Pro Services, a informé que « à travers Éco-Pro Services, ils avaient décidé de ne pas laisser passer cette journée sous silence. Nous sommes tenus de discuter avec les enfants des problèmes liés à l’environnement. Nous les considérons comme de véritables héros, appelés à partager ces informations avec leurs familles et leurs amis », a-t-elle déclaré alors qu’elle sensibilisait les enfants de la 7ᵉ à la 9ᵉ année. Elle a ajouté souhaiter élargir prochainement ces actions à d’autres couches de la population.
« Nos interventions ciblent quatre communes : Les Cayes, Camp-Perrin, Torbeck et Cavaillon. Les enfants manifestent un grand intérêt pour les questions liées à la protection de l’environnement, ce qui renforce notre conviction que l’éducation environnementale est un levier essentiel pour un changement durable », a poursuivi la responsable pédagogique de Éco-Pro Services.
Selon Cademus Kanfor, coordonnateur de Éco-Pro Services, ces activités s’inscrivent dans le cadre du projet “Jeunes Éco-leaders pour un développement durable”, dont l’objectif principal est de former des éco-leaders conscients des problèmes environnementaux et convaincus qu’il est urgent d’agir. « Lorsqu’une action est posée contre l’environnement, que ce soit par une personne ou un groupe, nous en subissons tous les conséquences. L’environnement est une responsabilité collective », a-t-il fait savoir.
Cademus Kanfor a expliqué que leur projet repose sur trois axes principaux. Le premier axe concerne la formation et la sensibilisation, afin de permettre une meilleure compréhension des enjeux environnementaux. Le deuxième axe porte sur la création de jardins scolaires dans chaque établissement partenaire. « Les enfants auront la possibilité de participer à la production de plantes utiles, aux côtés de l’équipe du projet. Ces jardins seront réalisés hors sol et sur les terres cultivables disponibles. Les récoltes serviront soit à l’autoconsommation dans les écoles, soit à la vente sur le marché », a-t-il expliqué. Enfin, le troisième axe vise l’initiation des écoliers à l’entrepreneuriat vert, à travers la création d’une coopérative scolaire dans chaque établissement.
Cette activité ne bénéficie pas de financement de bailleurs étrangers, a fat savoir le coordonnateur de Éco-Pro Services. « Nous privilégions plutôt le konbit, avec une contribution volontaire des parents », a-t-il dit. « À ce jour, environ une douzaine d’écoles participent à ce projet. L’un des grands objectifs est de vulgariser les connaissances sur les plantes, en particulier les plantes endémiques », a déclaré Cademus Kanfor. Il a aussi informé qu’il prévoit de produire environ 10 000 plantules destinées à la Direction Sud du ministère de l’Environnement pour des activités de reboisement.
La Sœur Francise Chermeil, directrice du 1er et 2ᵉ cycle fondamental de l’Institution des Sœurs de Sainte-Anne des Cayes, a ajouté que « d’une manière ou d’une autre, nous pouvons tous être victimes des actions néfastes portées contre l’environnement. Et s’il existait une éducation environnementale dès la base, chacun serait en mesure d’adopter les bons gestes, d’avoir les comportements appropriés et de mieux protéger notre environnement. »
Selon elle, les enfants, une fois sensibilisés, pourront transmettre ces connaissances à leur entourage, notamment à leurs parents, ce qui constitue un atout majeur pour le pays. « Nous sommes fortement engagés dans cette initiative, que nous jugeons pertinente et porteuse d’un réel impact pour l’avenir », a conclu Francise Chermeil, directrice du 1er et 2ᵉ cycle fondamental de l’Institution des Sœurs de Sainte-Anne des Cayes.





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