Je n’ai pas grandi dans la foule des chars ni dans la poussière dorée des trois jours gras. Le carnaval, pour moi, était longtemps une rumeur, un écho venu des radios, des rues lointaines de Port-au-Prince ou du Cap-Haïtien, un rêve raconté par d’autres. Jusqu’en 2014.
Cette année-là, lorsque le président Michel Martelly fit le choix des Gonaïves pour accueillir le carnaval national, la fête descendit presque à ma porte. J’y suis allée avec mon père, ma sœur, mon frère et des cousins. Une famille entière, réunie sous un même ciel de musique et de lumière.






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