Le divorce avec l’ordre constitutionnel semble désormais être un fait accepté par les leaders politiques. Du moins, c’est ce que l’on pourrait comprendre des déclarations de certains leaders politiques. Si, depuis la mort de Jovenel Moïse, l’ordre constitutionnel semble avoir déjà été rompu, les acteurs avaient pris pour habitude d’appeler tout de même au respect de la Constitution, en restant le plus près possible de ses prescrits, notamment lors des négociations visant à doter le pays de dirigeants, ou à légitimer ceux déjà en place, en attendant les élections.

Mais ce discours semble ne plus être d’actualité. Et cela semble avoir été renforcé depuis la signature du « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections ». Le 24 février 2026, à l’émission Panel Magik, le dirigeant de la plateforme politique Résistance démocratique (RED), Rénald Lubérice, a défendu des dispositions contraires à la Constitution contenues dans ce projet. 24 heures après, c’est au tour du vice-président du parti politique Alliance pour une société sans exclusion (ASE) de défendre le même point de vue.