Dans ce poème, la pulsation du tambour agit comme un appel venu du fond des siècles, réveillant une mémoire que l’esclavage avait tenté d’effacer. Ici, le tambour n’est plus un simple instrument : il devient le cœur battant d’une mémoire collective.

Tambour
quand tu résonnes
mon âme hurle vers l’Afrique.
Tantôt je rêve d’une brousse immense
baignée de lune,
où s’échevèlent de suantes nudités.
Tantôt d’une case immonde,
où je savoure du sang dans des crânes humains