Avec « La grande université », Egbert Personnat transforme un simple salon de coiffure en un véritable laboratoire humain où la parole, les souvenirs et les sobriquets racontent la société haïtienne. Fidèle à la sensibilité poétique déjà révélée dans « Dans la pénombre de mon existence » ou « Mes pieds de rescapé», l’auteur livre un texte à la fois ironique, nostalgique et profondément humain.

À cette branche-là, on apprend tout. C’est un lieu de travail, mais aussi un point de rencontre et une école où, dans une ambiance conviviale, professeurs et élèves se confondent comme les deux faces d’une médaille. On y enseigne les sciences, l’instruction civique et le savoir-vivre, la théologie et la métaphysique, la philosophie, l’histoire et, surtout, la politique. Là, tout un chacun est politicien, à sa manière.