En 2006 j’ai eu le privilège de voyager dans le nord du pays, avec Ernst Saint-Louis, responsable de la médiation des CLAC, à l’occasion d’une inspection des CLAC, on prévoyait d’introduire des espaces numériques dans les centres de lecture. J’ai pu comparer le fonctionnement du réseau de la bibliothèque nationale d’Haiti et celui des CLAC dépendants de la DNL. Le dynamisme d’Ernest Saint-Louis qui visitait régulièrement les CLAC avait créer une anomalie. Les activités des CLAC faisaient de l’ombre aux bibliothèques municipales, réseau créé au début des années 1940 par Sténio Vincent, établi dans les villes principales du pays. La vie des CLAC dans les villes moyennes dépassait celle des grandes agglomérations.

Jeune bibliothécaire au début des années 1980, je trouvai un document invoquant le voyage du directeur de la Bibliothèque nationale d'Haïti, Max Bissainthe, qui visitait souvent les bibliothèques du pays. Je fus frappé de ses voyages en avion, l’un à Jérémie pour participer à une soirée de la poésie, c’était avant 1956. Depuis lors la BNH avait arrêté cette pratique.