Scénario ou ce n’est rien
Si le scénario de Player 1/2 était un bâtiment, il ne passerait pas l’inspection d’un maçon débutant. C’est une structure en ruine avant même d’avoir été achevée. Le récit avance comme un aveugle dans un labyrinthe de clichés. On est bassiné de scènes de séduction lourdingues qui se répètent jusqu’à la nausée, sans que jamais une progression dramatique ne vienne justifier la durée de ce calvaire visuel. Visionner Player 1/2 d’Hérold Israël, c’est un peu comme s’infliger une coloscopie sans anesthésie réalisée par une personne non-voyante armée d’un selfie stick : c’est intrusif, douloureux, et on en ressort avec la certitude d’avoir vu le fond du fond.






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