Le Nouvelliste (LN) : Vous venez d’être nommé Prix Segni di Pace (Signes de la Paix) décerné par le gouvernement italien. Qu’avez-vous ressenti en apprenant la nouvelle de l’attribution de ce prix qui vise à promouvoir les initiatives de dialogue interreligieux, d’inclusion sociale, de la diplomatie culturelle et une culture de paix ?

Neno Garbers (NG) : Recevoir ce prix a suscité en moi des sentiments mélangés : d’une part, l’angoisse face aux nombreux conflits à travers le monde et à la violence qui sévit actuellement en Haïti ; d’autre part, la joie et l’honneur de voir mon travail personnel reconnu – en tant que seule médiateur en communication non violente et thérapie littéraire du pays, médiateur culturelle, militante pour les causes sociales, enseignant, formateur en méditation – mais aussi la reconnaissance d’un travail collectif, au Centre Culturel Brésil-Haïti, à Transfòmatis, au Konbit Sante Mantal – un projet auquel participent plus de 14 institutions et des milliers de personnes, télévisionée, online ou présentiels.