La déclaration responsable et courageux du Représentant de la République d’Haïti à l’Assemblée des Nations unies du 25 mars 2026, lors la séance du vote à propos de la qualification de l’esclavage comme crime contre l’humanité, a soulevé de préoccupations partagées des uns ou des autres. '' Car on assiste depuis quelques temps à des tergiversations d’Haïti lors des votes et ce,en se démarquant des principes fondateurs de la nation haïtienne qui s’est souscrite aux valeurs de liberté et d’égalité entre les êtres humains. Nous tenons à rapporter une séquence qui renseigne sur lequel vote : L'Assemblée générale des Nations unies (ONU) a adopté, ce mercredi 25 mars 2026, une résolution historique proclamant la traite des esclaves africains comme « le crime le plus grave jamais commis contre l'humanité ». '' Porté par le Ghana et son président John Dramani Mahama, le texte a été adopté sous les applaudissements par 123 voix pour, 3 contre (États-Unis, Israël, Argentine) et 52 abstentions (Royaume-Uni, États membres de l'Union européenne). Cette résolution consacre une reconnaissance collective internationale du calvaire de plus de 12 millions d'Africains déportés sur une période de quatre siècles.
En effet, l’ambassadeur Ericq Pierre a rappelé ces principes tout en s’inscrivant à la position du Groupe de l’Amérique latine et des Caraibes ( GRULAC) et de la CARICOM à pouvoir déclarer l’esclavage comme crime contre l’humanité. '' Il a réalisé un acte courageux en dénoncant le racisme systémique encore dominant qui ne disparait pas ''. Il a aussi fait état du silence, de la punition et de l’isolement d’Haïti après avoir conquis son indépendance au prix du sang de nos ancêtres versé en la circonstance. '' L’ambassadeur Pierre renchérit pour évoquer cet isolement historique sous de nouvelles formes en l’occurence la fermeture des frontières à des enfants, des femmes et des hommes vulnérables mais culpabilisés du fait de leur vulnérabilité comme étant une faute ''. Pour lui, les frontières servent de nos jours, sous l’égide de politiques migratoires policière, à se démarquer de la dignité humaine; ce qu’il a dénoncé avec virulence. Est -ce la position du gouvernement relayé lors de cette Assemblée, telle est la question que plus d’uns agitent dans l’opinion publique, compte tenu de la postion subalterme assumée par l’État haïtien dans les tribunes internationales que régionales depuis quelques temps.
Depuis le séisme du 12 janvier 2010 ,on croyait que les élans d'humanité sont dénaturés dans la société haïtienne. '' Alors que ce choc devait prêter à une prise de conscience collective pour la reconstruction du pays tout s'était avorté dans une ambiance politique nocive et mortifère ''. De plus en plus se réveillent les bas instincts du peuple alors combattus depuis l'abolition du code noir de l'époque coloniale et esclavagiste. Des violences urbaines se sont annoncées et accompagnées du grand banditisme. '' Des signes visibles de l'avènement d'un règne de terreur se sont inscrits dans l'agenda politique de certains acteurs ''. On connait alors une ambiance dans laquelle sévissent le kidnapping et le crime organisé installés comne régime. '' Delà la liberté commençait à être trafiquée ''. Les Haïtiens et haïtiennes sont retournés à «l'esclavage» dans ce règne de «bandits légitimés». Habités par la peur et restreints dans leur liberté de circulation, leur droit à la vie est hypothéqué dans ce panorama infernal. Des positions évoquent une association entre pratiques politiques et criminalité de secteurs particuliers. En fait, les conditions bestiales dans lesquelles vivent des dizaines de milliers de déplacés forcés par suite des forfaits de gangs armés dénotent une situation apparentée à l'esclavage. Ne prétendait-on pas que l'installation du règne de terreur et du crime organisé tienne lieu d'un projet politique?





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