C’était un organe prévu par le Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections, signé entre le Premier ministre d’une part, et les partis politiques et des organisations de la société civile d’autre part, le 21 février 2026, en vue d’une transition pacifique post-CPT. Un peu plus d’un mois après, le Comité de suivi, chargé de veiller à la mise en œuvre effective des dispositions du Pacte, n’est toujours pas en place, et les signaux visibles ne laissent pas encore présager son institution.

Des doutes planent déjà quant à la réelle capacité des signataires à procéder à sa mise en place. Un épisode qui vient rappeler la triste expérience de l’Organe de contrôle de l’action gouvernementale (OCAG), qui n’avait jamais vu le jour. Alors qu’il était censé être un contre-pouvoir ayant pour mission de surveiller les actions du Conseil présidentiel de transition (CPT), en l’absence du Parlement et de tout autre cadre de contrôle prévu par la Constitution ; le CPT étant lui-même inconstitutionnel.