Le gouvernement haïtien vient de relever le salaire minimum à 1 000 gourdes par jour pour le secteur textile tournée vers l'exportation. Une décision attendue, arrachée sous la pression sociale. Mais dans une économie étranglée par la flambée des carburants,une insécurité croissante et des coûts de production parmi les plus élevés de la région, cette revalorisation répond-elle vraiment aux défis auxquels font face les travailleurs haïtiens ?
Lors de son émission hebdomadaire du 9 mai 2026, l'économiste Kesner Pharel a décrypté les mécanismes de cette crise. Selon lui, Haïti subit simultanément un choc externe: la montée des cours pétroliers, alimentée par les tensions géopolitiques entre les États-Unis, l'Iran et Israël et un choc interne, aggravé par l'instabilité économique et sécuritaire qui paralyse le pays depuis plusieurs années. « Chaque choc pétrolier que nous vivons aujourd'hui sur le plan international représente un risque macroéconomique important pour Haïti », a-t-il affirmé, en s'appuyant sur une analyse de la Banque de la République d'Haïti (BRH).





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