Le poème « Romancero d’une petite lampe » de René Depestre apparaît comme un véritable manifeste poétique et humaniste. Écrit à La Havane entre 1964 et 1965, dans un contexte marqué par les luttes anticoloniales, les révolutions du tiers-monde et les tensions idéologiques de la Guerre froide, ce texte conjugue lyrisme personnel, révolte politique et foi dans la dignité humaine. Tiré du recueil Un arc-en-ciel pour l'Occident chrétien, il constitue l’un des textes les plus représentatifs de la pensée poétique de Depestre.
Dès l’épigraphe empruntée à Claude McKay — « Pour qu'avant que la nuit n'engloutisse le monde / Tu fasses voir ta petite lampe » — le poème se place sous le signe de la résistance à l’obscurité. La « petite lampe » devient le symbole d’une lumière fragile mais essentielle : celle de la conscience humaine, de la dignité et de la parole poétique.






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