Parmi les auteurs dont les titres font réfléchir bien avant d'ouvrir le livre, Gary Victor occupe une place à part. On ne cesse de se demander d'où vient ce titre, et c'est là l'un des grands talents de cet écrivain et de la liberté qu'offre le monde littéraire. On n'est jamais figé, on ne sait jamais à quoi s'attendre. Et c'est peut-être cela, la première séduction de Gary Victor : il commence par désorienter, pour mieux vous capturer.
Le diable dans un thé à la citronnelle qui sera disponible à la 32e édition de Livres en Folie fait penser à la première lecture, à une Cendrillon version moderne et masculine. Pirus, portefaix, est un homme que la nature n'a pas gâté; d'une laideur hors du commun, il le sait et le vit comme une condamnation quotidienne. « Pirus savait qu'on ne l'oubliait jamais. C'était l'un des rares avantages — peut-être un désavantage — de sa condition de nabot d'une laideur hors du commun. » Mais l'espace d'un cillement, la magie transforme le laideron en beau gosse intelligent, capable de captiver le cœur de la fille de l'homme le plus influent de la ville.






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