Boyer Bazelais (1833-1883) n'est pas un nom que l'histoire haïtienne a effacé. C'est un nom que l'édition nationale avait laissé dormir. C3 Éditions vient d'y remédier en publiant, dans sa collection « Textes retrouvés », un ouvrage de 110 pages sur cette figure du libéralisme haïtien du XIXe siècle. Sa généalogie dit tout : par sa mère, il descend du président Jean-Pierre Boyer ; par son père, du général Laurent Bazelais, chef d'état-major de l'Armée indigène et signataire de l'Acte de l'Indépendance.

Né à Port-au-Prince, le 24 mai 1833, il fait ses études classiques au Lycée Charlemagne à Paris, obtient sa licence en droit, puis rentre au pays en 1858. Fonctionnaire, alors député de la capitale en 1870, il cofonde avec Edmond Paul, Louis Audain et J. B. Dehoux le journal « Le Civilisateur », organe du Parti libéral qu'il dirige.