À la suite d’une rencontre tenue le samedi 6 juin entre le Premier ministre et les conseillers électoraux, le Conseil électoral provisoire (CEP), jusque-là très critique à l'égard des agissements du gouvernement, a baissé le ton. Le CEP souligne dans un communiqué que le chef du gouvernement et l’institution électorale ont convenu de poursuivre le dialogue afin de faire avancer le processus électoral. Toutefois, l'institution ne rétracte pas ses accusations de violation de la Constitution visant la Primature.

La tension est montée d’un cran la semaine dernière entre le Conseil électoral provisoire et le gouvernement. Les deux entités de l’État se sont affrontées à coup de communiqués, d’arrêtés et de résolutions notamment au sujet du décret électoral élaboré et publié par l’exécutif ainsi que de la nomination d'Uder Antoine comme directeur général de l’institution électorale. Le CEP avait accusé le Premier ministre de violation de la Constitution en lui imposant un décret électoral et avait adopté une résolution pour révoquer Uder Antoine, directeur exécutif qui est actuellement le directeur général du Conseil.