La flambée des prix des produits pétroliers observée au premier trimestre de 2026 aurait pu provoquer une crise budgétaire majeure en Haïti. La fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran, combinée aux tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient, a entraîné une hausse spectaculaire des coûts des produits raffinés sur les marchés internationaux. Pourtant, contrairement aux épisodes précédents marqués par un recours massif aux subventions publiques, l’État haïtien est parvenu à absorber ce choc sans compromettre l’équilibre de ses finances. Cette résilience s’explique notamment par l’entrée en vigueur, quelques semaines plus tôt, d’un mécanisme d’ajustement automatique des prix à la pompe.
Selon les données du secteur, le kérosène a enregistré une augmentation de plus de 100 % entre février et mars 2026 sur les marchés internationaux, tandis que le diesel et la gazoline ont progressé respectivement d’environ 85 % et 50 %. À ces hausses se sont ajoutées l’augmentation des coûts du transport maritime et le renchérissement des primes d’assurance. Pour un pays qui dépend entièrement des importations de produits pétroliers, une telle conjoncture aurait pu entraîner des ruptures d’approvisionnement et exercer une pression considérable sur le budget national.





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