Le journaliste sportif d'AyiboSport, Kervens Merisema, estime que la Coupe du monde 2026 restera comme l'une des éditions les plus marquantes de l'histoire. Selon lui, l'élargissement du tournoi a permis d'offrir davantage de matchs, de buts et de spectacles aux amateurs de football.
« Il y avait beaucoup de beaux matchs durant cette compétition. La finale n'a pas été à la hauteur des attentes, mais l'Espagne a parfaitement maîtrisé son sujet », a-t-il déclaré à l'émission Panel Magik, ce lundi 20 juillet.
Malgré ce bilan positif, Kervens Mérisma déplore plusieurs événements qui, selon lui, ont terni l'image du tournoi. Il évoque notamment les difficultés rencontrées par la sélection iranienne, contrainte, en raison des tensions géopolitiques, de séjourner au Mexique et d'effectuer des déplacements vers les États-Unis seulement 24 heures avant chacun de ses matchs. Une situation qui, selon lui, a nui à la préparation des joueurs.
Le journaliste cite également le cas d'un arbitre désigné pour la compétition, auquel l'entrée sur le territoire américain aurait été refusée, ainsi que l'affaire impliquant l'attaquant américain Folarin Balogun, dont le carton rouge aurait été annulé après une intervention de la Maison blanche.
« Ces choses ne donnent pas une bonne image de la Coupe du monde 2026 », a-t-il déploré.
Hormis ces controverses, Kervens Merisema retient une compétition riche en émotions et en réalisations spectaculaires, citant notamment le but inscrit par l'Haïtien Wilson Isidor parmi les plus beaux du tournoi.
Une finale maîtrisée par l'Espagne
Revenant sur la finale, le journaliste souligne le parcours remarquable des deux finalistes, chacun ayant terminé premier de son groupe.
« Certains estimaient que l'Argentine avait bénéficié d'un parcours facile, mais les matchs ont démontré le contraire. Quant à l'Espagne, son tournoi a été exceptionnel : elle n'a encaissé qu'un seul but durant toute la compétition », a-t-il expliqué.
Il se dit toutefois surpris par la physionomie de la finale. « Voir une équipe comme l'Argentine jouer 90 minutes sans faire le moindre tir est inédit dans une finale de Coupe du monde », a-t-il observé.
Pour lui, le sacre mondial confirme le statut de l'Espagne comme meilleure sélection du moment, après son titre européen puis sa conquête de la Coupe du monde.
Fritz Adrien appelle à une réflexion sur la VAR
Intervenant aussi sur les ondes de Magik 9, l'ingénieur Fritz Adrien partage le constat d'une finale décevante sur le plan du spectacle, tout en reconnaissant la supériorité espagnole.
« Personne ne s'attendait à une telle domination. L'Espagne a largement contrôlé la rencontre et mérite pleinement son titre », a-t-il affirmé.
Il estime toutefois qu'une réflexion s'impose sur l'utilisation de l'assistance vidéo à l'arbitrage (VAR), qui, selon lui, n'a pas permis de corriger certaines erreurs manifestes.
Pour Fritz Adrien, cette 23e édition, la première disputée avec un nombre élargi de sélections, restera néanmoins une réussite. « Au-delà des scandales, cela a été une belle fête du football. Plusieurs équipes ont créé la surprise malgré leur manque d'expérience, à l'image du Cap-Vert », a-t-il déclaré.
Concernant le projet d'élargir la Coupe du monde à 64 équipes, il appelle à la prudence. Selon lui, une telle réforme risquerait de banaliser la qualification au Mondial et de diminuer le prestige de la compétition. Il estime également que cette proposition pourrait répondre à des considérations électorales au sein de la FIFA, en vue d'une future réélection de son président.






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